Adieu au pape moderne

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Le pape François a profondément marqué son époque, tant par sa personnalité que par ses propos.
Ce fut le pape de la miséricorde.
Un homme de caractère
Un homme moderne, très attentif aux problèmes d’écologie.

Le président Trump ne l’aimait pas, et en retour le pape ne l’appréciait pas. Le pape lui avait adressé une lettre pour marquer son désaccord sur sa politique à l’égard des migrants. Peu de personnalités politiques ont eu cette attitude, cette audace. Mais le pape François ne faisait pas de politique : ce n’était pas son souci. Il rappelait le principe fondamental de l’Eglise, le message du Christ : aimez-vous les uns les autres. Et peu importe qu’il dérange. Il a quand même été courageux de recevoir le vice-président Vince, qui insistait pour être reçu, qu’il n’appréciait pas davantage que M. Trump, la veille de Pâques alors qu’il était malade et singulièrement affaibli.

Ce pape était un excellent diplomate. Evidemment il portait davantage la voix des pays pauvres, des déshérités que des pays riches. En cela, les Américains et les Européens avaient du mal à le suivre. Revenir régulièrement sur la question des migrants, n’était pas pour plaire aux Occidentaux. Et pourtant il avait raison, car il faudra bien affronter la question en profondeur.
En tout cas, ce n’était pas du tout un belliciste. Et à ce sujet, il faut souligner qu’il n’a jamais soutenu l’agression de la Russie contre l’Ukraine. Il a favorisé le rapprochement entre Cuba et les Etats Unis en 2015, avec tact. C’était un agent de paix, puissamment aidé par les services du Vatican qui ont une longue expérience en matière de diplomatie, à telle enseigne qu’ils sont sollicités souvent par de nombreux Etats confrontés à des tensions diplomatiques.

Ce pape a ouvert les portes de l’Eglise. Au risque de déplaire, ce dont il n’avait cure, il a rappelé le devoir de charité. Son premier déplacement en dehors de Rome fut à Lampedusa pour visiter les migrants. Il fallait oser.
Il a réuni un synode sur la famille, et au terme de celui-ci a pris position en faveur des exclus, des divorcés remariés. C’est encore lui qui a dit « qui suis-je pour juger ? il parlait des homosexuels. Une audace incroyable.
C’est lui qui a dit que l’Eglise était un « hôpital de campagne » sur un champ de bataille. Secourir les blessés, venir en aide aux pauvres, aux démunis, aux exclus. Extraordinaire.

Le chef de l’Eglise catholique joue un très grand rôle, un rôle pas facile du tout. Son influence est considérable. Son successeur est ou va être élu. Je souhaite qu’à sa manière bien différente, il soit aussi ferme, audacieux et miséricordieux que le pape François.

Dominique Fleuriot, Docteur en droit, Avocat au barreau de Valence

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